Prestation · Mesure d'impact
Impossible de piloter une trajectoire de réduction sans point de départ chiffré. Le bilan carbone du système d'information mesure les émissions de gaz à effet de serre de votre numérique (équipements, usages, hébergement) sur un indicateur unique et comparable : l'équivalent CO2. Vous repartez avec les postes d'émission hiérarchisés et un plan de réduction actionnable.
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Bien comprendre
Le bilan carbone est une méthode monocritère : elle mesure un seul indicateur, les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2. Cette focalisation est sa force (un langage commun avec votre bilan d'émissions global, des résultats comparables dans le temps) et sa limite connue : l'empreinte du numérique ne se réduit pas au carbone. L'épuisement des métaux et la consommation d'eau échappent par construction à cette mesure.
Le périmètre couvert reste, lui, complet : les facteurs d'émission de la Base Empreinte de l'ADEME intègrent l'ensemble du cycle de vie des équipements, dont la fabrication qui concentre généralement la majorité des émissions du numérique. Un bilan carbone du SI bien mené ne se limite donc jamais à la consommation électrique.
Méthode
Définition du périmètre organisationnel et technique, identification des sources de données disponibles, envoi de la grille de collecte aux référents (DSI, achats, services généraux).
Recensement du parc et des services, consolidation des données d'achat et de consommation, entretiens ciblés pour combler les manques. Les incertitudes sont documentées plutôt que masquées.
Application des facteurs d'émission de la Base Empreinte ADEME, répartition des émissions par poste (fabrication, usage, hébergement), hiérarchisation des contributions. Le résultat montre où se jouent réellement vos émissions.
Recommandations priorisées selon l'impact et l'effort : allongement des durées de vie, achat reconditionné, politique de renouvellement, sobriété des usages, choix d'hébergement. Restitution à la direction avec trajectoire chiffrée.
Pour qui
Les organisations qui réalisent un bilan d'émissions de gaz à effet de serre : le volet numérique est souvent le maillon manquant du reporting. Le bilan carbone du SI s'y intègre naturellement puisqu'il parle le même langage.
Les collectivités soumises à la loi REEN : le bilan fournit un socle chiffré de la stratégie numérique responsable et des indicateurs de suivi.
Les organisations candidates au Label Numérique Responsable : la mesure d'impact est un prérequis de la labellisation.
Si votre enjeu dépasse le carbone (achats, criticité des métaux, eau), l'analyse de cycle de vie est la démarche adaptée. Pour comprendre les fausses bonnes idées de la décarbonation par le numérique, consultez notre article sur l'étude ADEME IT4GREEN.
Questions fréquentes
Quelle différence entre bilan carbone du SI et ACV ?
Le bilan carbone est monocritère : il mesure un seul indicateur, les gaz à effet de serre, en équivalent CO2. L'analyse de cycle de vie est multicritère : elle évalue aussi l'épuisement des ressources, la consommation d'eau ou l'énergie primaire. Le bilan carbone est souvent la première marche, l'ACV la démarche la plus complète.
Le bilan carbone du SI couvre-t-il la fabrication des équipements ?
Oui. Les facteurs d'émission intègrent l'ensemble du cycle de vie, dont la fabrication qui représente généralement la majorité des émissions du numérique. Le résultat reste toutefois exprimé sur le seul indicateur des gaz à effet de serre.
Quelles données faut-il fournir ?
Principalement l'inventaire du parc, les durées de vie et politiques de renouvellement, les consommations électriques disponibles et les principaux services cloud utilisés. Une grille de collecte est fournie en début de mission : la disponibilité des données conditionne la précision, pas la faisabilité.
Premier échange pour cadrer le périmètre et établir un devis.